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Vers l’énigmatique forêt de Cucuruzzu

Dans l’épaisseur de la forêt profonde, le chant des oiseaux s’étouffe sous la densité des arbres noueux qui se hissent vers le ciel, la brise légère sent la terre humide et la mousse fraiche, des jets de lumière tamisent la brume, filtrent parmi le feuillage et éclairent les surfaces, nous révélant un monde en miniature, perlé de rosée scintillantes, de fougères délicates, d‘insectes actifs, et colossale, partout d’imposants blocs de granit s’élèvent en des masses rocheuses superposées. Façonnés par le temps et les éléments, ces mégalithes s’empilent et s’imbriquent quand d’autres, à moitié enfouis sous des tapis de mousse épais comme du velours forment des grottes où des arches naturelles.

La mousse, dense et vive, s’accroche à ces colosses, drapant leurs flancs rugueux d’un manteau d’émeraude. De fines racines se faufilent dans les interstices, colonisant lentement la pierre millénaire.

Dans ce royaume de granit et de verdure, chaque bloc raconte une histoire, celle de forces oubliées, de rites primitifs, de croyances millénaires. Le vent, la pluie, le gel et le feu ont sculpté ces monuments avec une patience infinie.

Ces géants immobiles respirent le vivant et vibrent d’une énergie ancestrale, les sédiments sous nos pieds résonnent de la mémoire des siècles.

Depuis le silence de Cucuruzzu, un chant profond, sourd et ancien se fait entendre

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